Intelligence artificielle : le Mali inaugure son centre public d’IA et de robotique 🤖🇲🇱

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Le président malien de la Transition, Assimi Goïta, a inauguré le 21 septembre 2026 le nouveau site du Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali (CIAR-Mali), à Kati-Sirakoro Niaré, près de Bamako. Déjà actif dans la formation, l’établissement doit également développer des solutions adaptées aux besoins scientifiques, économiques et industriels du pays.

Un centre public pour l’IA et la robotique 🤖

Cette inauguration marque l’installation du CIAR-Mali dans ses nouvelles infrastructures. Elle intervient toutefois après le début des activités pédagogiques du centre, puisque les premiers étudiants ont été accueillis dès 2025.

Le projet remonte à septembre 2022. À cette période, le chef de l’État avait annoncé la création d’un pôle d’excellence technologique, censé réunir des structures de formation et de recherche dans les sciences, les mathématiques et l’ingénierie. Quelques mois plus tard, le 7 juin 2023, Assimi Goïta avait posé la première pierre du projet. Le centre a ensuite été créé juridiquement par une ordonnance du 4 août 2023. Il possède le statut d’établissement public à caractère scientifique et technologique, un organisme public chargé de missions de recherche, de formation et d’innovation.

Sa mission couvre plusieurs domaines. Le CIAR-Mali doit notamment assurer la formation initiale et continue, développer la recherche et nouer des partenariats. Il doit aussi concevoir des solutions reposant sur l’intelligence artificielle et la robotique.

Une infrastructure de 50 hectares 🏗️

Lors du lancement des travaux, le coût du projet avait été évalué à 3,3 milliards de francs CFA, soit un peu plus de cinq millions d’euros. Son financement devait être entièrement assuré par le budget national. Le projet présenté en 2023 prévoyait un domaine de 50 hectares, dont cinq consacrés aux constructions.

L’infrastructure devait alors comprendre six blocs, notamment des locaux administratifs et pédagogiques, des espaces de recherche et des dortoirs. Un amphithéâtre, une infirmerie et un atelier de fabrication et d’assemblage de systèmes intelligents étaient également prévus. Le centre devait ainsi réunir, sur un même site, la formation, la recherche et le développement de technologies.

Des applications dans plusieurs secteurs 🚜🏥⚡

Les autorités souhaitent orienter les travaux du CIAR-Mali vers plusieurs domaines stratégiques. La santé, l’agriculture et l’environnement figurent notamment parmi les secteurs ciblés. Les mines, l’énergie et l’industrie sont également concernés, mais le centre doit aussi travailler sur des applications liées à la défense et à la sécurité. En parallèle, l’établissement doit faciliter l’accès des filles et des femmes aux formations scientifiques et technologiques, afin d’élargir l’accès à ces compétences.

Avant l’inauguration officielle de son nouveau site, le CIAR-Mali accueillait déjà des apprenants. Selon son rapport d’activité présenté en mars 2026 à son conseil d’administration, les premiers groupes comptaient 54 étudiants en licence et 40 bacheliers admis dans un cycle préparatoire.

Pour l’année universitaire 2026-2027, 40 nouvelles places ont par ailleurs été ouvertes en première année du cycle préparatoire intégré. La formation porte sur les mathématiques, la physique et les sciences de l’ingénieur.

Réduire la dépendance aux technologies étrangères 🌍💡

Lors du lancement de la construction, la Présidence malienne avait présenté le CIAR-Mali comme un établissement « premier du genre » dans le pays. Cette qualification renvoie à la création d’une structure publique spécialisée dans l’intelligence artificielle et la robotique. Des initiatives existaient toutefois déjà dans le domaine : RobotsMali, par exemple, formait des jeunes et participait à des compétitions internationales de robotique avant la création du centre.

Le CIAR-Mali doit donc permettre de renforcer la formation scientifique au Mali. L’un de ses enjeux serait aussi de réduire la dépendance du pays envers les technologies et les compétences étrangères, alors que plusieurs pays africains cherchent à former localement leurs ingénieurs et leurs chercheurs. L’objectif est notamment de développer des solutions technologiques adaptées aux besoins de leurs propres populations et secteurs économiques.

Les capacités du centre encore à préciser 🔎💻

Malgré l’inauguration du nouveau site, plusieurs éléments restent à détailler. Le nombre d’enseignants-chercheurs permanents n’a pas été précisé. Les capacités informatiques disponibles, le budget annuel de fonctionnement et les partenariats scientifiques déjà conclus n’ont pas non plus été détaillés.

Désormais doté de ses nouvelles infrastructures, le CIAR-Mali verra sa place dans le paysage technologique malien et sahélien dépendre de ses résultats. Les formations dispensées, les recherches produites et les solutions développées dans ses laboratoires permettront notamment de mesurer la portée de cette nouvelle infrastructure technologique.

Selon vous, la création d’un centre public dédié à l’intelligence artificielle et à la robotique peut-elle contribuer à renforcer durablement les compétences technologiques d’un pays ?


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