Rwanda : 54 000 agents de santé et un smartphone au service des mères 🇷🇼🏥

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Au Rwanda, les technologies numériques occupent une place grandissante dans l’amélioration de la santé maternelle. En facilitant la collecte, le partage et l’analyse des données médicales, elles permettent aux professionnels de santé de suivre plus efficacement les femmes enceintes et de repérer plus rapidement les situations à risque. Lors de l’ouverture de la 5ᵉ édition de l’Africa HealthTech Summit, le ministre d’État à la Santé, Yvan Butera, a indiqué que ces outils avaient contribué à une réduction de 30 % de la mortalité maternelle au cours des deux dernières années. Cette évolution illustre le rôle croissant de la transformation numérique dans le renforcement des systèmes de santé.

Les smartphones, outils de proximité 📲

Au cœur de cette stratégie se trouvent les agents de santé communautaires. Selon le ministre, plus de 54 000 d’entre eux utilisent des smartphones pour enregistrer les informations recueillies auprès des ménages et assurer un meilleur suivi des grossesses. Grâce à la transmission rapide des données, les cas nécessitant une attention particulière peuvent être identifiés plus tôt. Les femmes concernées sont alors orientées vers les structures de santé ou les spécialistes adaptés, ce qui réduit les risques de complications.

Des dossiers médicaux dématérialisés 💻

Le Rwanda a également engagé la modernisation de ses outils de gestion sanitaire avec le système Community Electronic Medical Records (cEMR), un dossier médical électronique destiné aux agents communautaires. Cette plateforme permet d’enregistrer numériquement les informations relatives aux grossesses, aux consultations médicales et aux nouveau-nés. La numérisation des données facilite leur accès, leur suivi et leur exploitation. Elle contribue aussi à améliorer la coordination entre les différents acteurs du système de santé, tout en réduisant la dépendance aux registres papier.

La donnée au cœur des décisions sanitaires 📊

Depuis avril 2025, le National Health Intelligence Center (NHIC) centralise les informations provenant des agents communautaires, des centres de santé et des hôpitaux. Cette plateforme offre aux autorités une vision plus globale de la situation sanitaire et permet de suivre de près plusieurs indicateurs, notamment ceux liés à la santé maternelle. L’exploitation de ces données aide à orienter plus rapidement les interventions et à mieux cibler les besoins sur le terrain.

Des résultats encourageants ❤️

Sur une période plus longue, la dernière enquête démographique et de santé du Rwanda indique que le nombre de décès maternels pour 100 000 naissances vivantes est passé de 203 en 2020 à 149 en 2025. Dans le même temps, la proportion de femmes ayant effectué au moins quatre consultations prénatales est passée de 47 % à 78 %. Ces résultats reflètent l’effet combiné de plusieurs actions, dont le rôle des agents communautaires et l’utilisation croissante des technologies numériques dans le suivi des patientes.

D’après vous, la généralisation des outils numériques pourrait-elle permettre à davantage de pays africains d’accélérer la réduction de la mortalité maternelle ? Dites-le-nous en commentaire.


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