
Bac 2026 au Cameroun : des candidats trafiquent leur résultat grâce à l’IA 🤖🇨🇲
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Depuis la proclamation des résultats du baccalauréat de l’enseignement général, une pratique inquiétante se répandrait chez plusieurs candidats camerounais : l’utilisation d’outils d’intelligence artificielle pour falsifier leurs messages SMS de l’Office du Baccalauréat du Cameroun (OBC). Le procédé serait simple, mais ses conséquences, elles, sont bien réelles.
Un détournement technologique à la portée de tous 📲
Le principe est connu de tous les candidats camerounais : après la publication des notes, chacun peut consulter son statut en envoyant son numéro matricule par SMS au 8070, moyennant environ 150 FCFA par envoi. En retour, un message indique la mention fatidique : Admis ou Refusé.
Certains élèves recalés auraient alors capturé leur écran et sollicité des outils d’IA générative ou des applications de retouche par IA pour remplacer la mention « Refusé » par « Admis ». Un formateur en intelligence artificielle, sollicité par notre rédaction, confirme la facilité du procédé :
« Nul besoin d’expertise technique, un simple prompt bien formulé suffit à obtenir un faux convaincant, prêt à être partagé sur les réseaux sociaux. »
Des parents pris au piège de l’image truquée 👨👩👧
L’objectif de ces montages serait clair : convaincre l’entourage d’une réussite fictive, parfois pour justifier une inscription universitaire ou une candidature à un concours exigeant ce diplôme. Une enseignante d’un établissement camerounais, interrogée sur une chaîne de télévision, alerte sur la nécessité pour les familles de vérifier elles-mêmes les résultats officiels, tant les outils de retouche par IA rendraient les faux SMS difficiles à distinguer des originaux à l’œil nu.
Quand la technologie démasque la fraude 🔎
Paradoxalement, c’est la curiosité numérique d’autres candidats qui aurait permis de révéler l’ampleur du phénomène. En consultant les listes officielles pour vérifier les mentions obtenues, plusieurs élèves auraient constaté l’absence du nom de camarades pourtant donnés « admis ». Les vérifications croisées auraient mis au jour plusieurs cas de résultats trafiqués grâce à l’IA, provoquant des confrontations familiales et des dénonciations entre pairs.
Cet épisode relance un débat plus large sur l’usage responsable de l’intelligence artificielle par la jeunesse africaine, entre créativité technologique et dérives éthiques encore mal encadrées.
Faut-il davantage encadrer l’usage de l’IA générative chez les jeunes, ou la responsabilité revient-elle uniquement aux familles ? Dites-le-nous en commentaires.
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