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Windows 11 : Quand la course à l’IA tue les performances 😡

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Il y a quelques années, Microsoft présentait Windows 11 comme une révolution. Un nouveau départ. Une expérience plus fluide, plus moderne, plus intelligente. Mais aujourd’hui, en 2026, force est de constater que la réalité est tout autre. Windows 11 traverse l’une des pires périodes de son histoire, et ironiquement, ce n’est pas un problème de conception ou de vision — c’est un problème de priorités complètement déconnectées des attentes réelles des utilisateurs.

Au lieu de peaufiner les fondamentaux, de corriger les bugs persistants et d’optimiser les performances, Microsoft s’est lancé dans une course effrénée à l’intelligence artificielle. Résultat ? Un système d’exploitation qui peine à accomplir ses fonctions de base, tandis qu’on lui greffe des fonctionnalités IA dont personne n’a vraiment besoin. Et cette stratégie commence à coûter cher à Microsoft — pas seulement en termes de réputation, mais aussi en parts de marché.

Des machines récentes qui rament ? Bienvenue dans Windows 11 💻

Commençons par le plus absurde : Windows 11 est lent. Pas sur de vieilles machines dépassées, non — sur des PC flambant neufs, équipés des derniers processeurs et de RAM à foison. L’Explorateur de fichiers, ce composant ultra-basique qui existe depuis Windows 95, met parfois plusieurs secondes à réagir. Ouvrir un dossier devient une épreuve de patience.

Microsoft l’a d’ailleurs admis en juillet 2025, lançant une initiative pour collecter des données sur ces problèmes de performance. Mais avouons-le : quand le système d’exploitation le plus utilisé au monde doit reconnaître publiquement que ses fonctionnalités principales sont cassées depuis des mois, il y a un sérieux problème de contrôle qualité.

Et ce n’est pas tout. En novembre 2025, Microsoft a dû confesser que des composants essentiels — le menu Démarrer, la barre des tâches, l’Explorateur de fichiers et les Paramètres — dysfonctionnent depuis juillet. Cinq mois. Cinq mois pendant lesquels des millions d’utilisateurs ont galéré avec un système instable, pendant que Microsoft ajoutait… encore plus de fonctionnalités IA.

Recall et le festival de l’AI Slop 🤖

Parlons maintenant de Recall, cette fonctionnalité IA qui devait révolutionner notre façon d’utiliser Windows. L’idée ? Prendre des captures d’écran de tout ce que vous faites toutes les quelques secondes, les analyser avec de l’IA, et vous permettre de retrouver n’importe quoi instantanément. Sur le papier, c’est génial. Dans la réalité ? C’est un cauchemar de sécurité et de vie privée.

Les experts en cybersécurité ont été unanimes : Recall est « l’une des pires failles de sécurité jamais vues ». Pourquoi ? Parce qu’au départ, toutes ces captures d’écran étaient stockées en clair, sans chiffrement. Mots de passe, données bancaires, messages privés — tout était accessible à quiconque piratait votre PC. Un chercheur a même créé un outil en quelques heures pour aspirer toutes ces données.

Face au tollé, Microsoft a retardé le lancement, d’abord à octobre, puis à décembre 2024, avant de finalement proposer une version « améliorée » avec chiffrement et authentification biométrique. Mais le mal était fait. La confiance, brisée. Et aujourd’hui, des applications tierces comme Signal, Brave et AdGuard proposent des options pour bloquer Recall par défaut. Des développeurs ont même créé des scripts GitHub pour supprimer toutes les fonctionnalités IA de Windows 11 en quelques secondes.

« Windows évolue vers un OS agentique » — et personne n’est content 😤

En novembre 2025, Pavan Davuluri, le patron de la division Windows chez Microsoft, a publié un tweet qui a mis le feu aux poudres. Son message ? « Windows évolue vers un OS agentique, connectant appareils, cloud et IA pour débloquer une productivité intelligente. »

La réaction ? Un déferlement de critiques. Des centaines de commentaires négatifs, des ratios dignes d’un bad buzz politique, et finalement… Davuluri a désactivé les réponses. Mais c’était trop tard. Le message était passé, et il était clair : personne ne veut de ça.

Les utilisateurs ont été directs : « Personne ne veut ça », « On veut un OS qui fonctionne, pas de l’IA partout », « Linux commence sérieusement à avoir l’air bien ». Et ils n’avaient pas tort. Pendant que Microsoft pond des PowerPoint sur « l’OS agentique du futur », les gens veulent juste que leur Explorateur de fichiers s’ouvre en moins de trois secondes.

La situation est devenue tellement toxique que même les développeurs — historiquement des fans de Windows — commencent à dire ouvertement que Windows n’est plus leur OS de prédilection. C’est un signal fort.

La grogne monte, direction Linux 🐧

Et c’est là que l’histoire devient vraiment intéressante. Parce que pendant que Microsoft s’obstine dans sa stratégie IA, une alternative silencieuse gagne du terrain : Linux.

Pendant des années, Linux était perçu comme un OS pour développeurs barbus et hackers acharnés. Trop compliqué, pas assez de jeux, drivers inexistants — les excuses étaient nombreuses. Mais en 2025, quelque chose a changé. Selon le Steam Hardware Survey, Linux a franchi la barre symbolique des 3% d’utilisateurs en octobre 2025, atteignant même 3,2% en novembre — un record absolu.

Qu’est-ce qui explique cette montée ? Un mot : Steam Deck.

La console portable de Valve, qui tourne sous SteamOS (basé sur Linux), a démontré qu’un OS Linux pouvait offrir une expérience gaming fluide, sans compromis. Et les utilisateurs l’ont remarqué. Aujourd’hui, près de 27% des gamers Linux utilisent SteamOS, et des distributions gaming-friendly comme Bazzite explosent en popularité.

Linux pour les gamers ? C’est devenu une réalité 🎮

Il y a cinq ans, recommander Linux à un gamer aurait été absurde. Aujourd’hui, c’est un conseil légitime. Grâce à Proton — la couche de compatibilité développée par Valve — la majorité des jeux Windows tournent désormais nativement sur Linux, souvent avec des performances équivalentes voire supérieures.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Linux représente maintenant plus de 3% des joueurs sur Steam, et cette croissance est portée par des utilisateurs frustrés de Windows 11. La fin du support de Windows 10 en octobre 2025 a été un catalyseur majeur. Plutôt que de migrer vers Windows 11 avec ses exigences matérielles strictes et ses fonctionnalités IA non désirées, beaucoup ont choisi de sauter le pas vers Linux.

Des distributions comme Bazzite, Nobara ou même SteamOS sur PC offrent désormais une expérience clé en main : installation simple, drivers préinstallés, compatibilité gaming maximale. Fini le temps où il fallait compiler son noyau à la main pour faire tourner un jeu. Aujourd’hui, c’est plug-and-play.

Microsoft à la croisée des chemins 🛤️

Le problème fondamental de Microsoft, c’est qu’ils ont oublié ce qu’est un système d’exploitation. Un OS n’est pas une plateforme publicitaire. Ce n’est pas un terrain d’expérimentation pour des startups IA. C’est un outil — un outil qui doit être fiable, rapide, et s’effacer devant ce que l’utilisateur veut réellement faire.

Windows 11 fait exactement l’inverse. Il s’impose, il ralentit, il bugge, il collecte des données. Et pendant ce temps, Microsoft empile des fonctionnalités IA que personne n’a demandées, au lieu de corriger les bugs qui traînent depuis des mois.

La vraie question maintenant, c’est : jusqu’où cette stratégie peut-elle tenir ? Parce que les utilisateurs ont une patience limitée. Les développeurs aussi. Et quand Linux devient une alternative crédible pour le gaming — le dernier bastion de Windows — il y a de quoi s’inquiéter pour Redmond.

Alors voilà une question pour vous : est-ce que Windows 11 vous a donné envie de tester Linux ? Ou au contraire, pensez-vous que Microsoft va finir par corriger le tir ? Partagez votre expérience en commentaire — nous sommes vraiment curieux de savoir où vous en êtes avec Windows aujourd’hui.


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