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Burkina Faso : l’IA au service des langues locales et de l’inclusion digitale 🇧🇫🤖

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Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques du Burkina Faso a lancé des travaux visant à développer une intelligence artificielle dédiée à la valorisation des langues locales. Cette annonce, faite le 24 mars 2025, marque une étape importante dans la stratégie nationale de transformation numérique.

La promotion linguistique locale au cœur des priorités burkinabè 🗣️

Face aux difficultés rencontrées par certaines communautés, notamment dans les zones reculées, pour maîtriser les outils numériques, le gouvernement de transition entend apporter une réponse concrète. L’objectif est de concevoir une intelligence artificielle capable de s’adapter aux réalités linguistiques et socioculturelles du pays.

Quatre langues locales ont été identifiées comme prioritaires : le mooré, le dioula, le fulfuldé et le gulmancema. Cette initiative vise à faciliter l’accès aux services numériques pour un plus grand nombre de citoyens.

Le ministère souligne que « l’intégration des langues locales dans les technologies émergentes traduit la volonté du Burkina Faso de bâtir une intelligence artificielle inclusive, accessible et adaptée à son contexte socioculturel ».

Pays reconnu pour sa richesse linguistique, le Burkina Faso ambitionne également de renforcer ses capacités en reconnaissance vocale, traduction automatique et synthèse vocale.

Selon les autorités, « cet atelier s’inscrit dans les 12 chantiers majeurs de la transformation digitale à l’horizon 2030, notamment celui consacré à une intelligence artificielle au service de tous les Burkinabè ».

Une dynamique panafricaine 🌍💡

Avec cette initiative, le Burkina Faso rejoint une dynamique déjà engagée dans plusieurs pays africains autour des technologies linguistiques inclusives.

Le projet N-Atlas v1, soutenu par Meta, vise par exemple à promouvoir des langues comme le yoruba, l’igbo, le haoussa ou encore l’anglais nigérian. Au Bénin, l’initiative J’aimeMaLangue poursuit le même objectif en valorisant les langues locales à travers le numérique.

De son côté, Google a lancé le projet Wazal, qui ambitionne d’intégrer au moins 21 langues africaines, dont l’acholi, le swahili, l’igbo, le peul, le haoussa, le yoruba et le luganda.

À travers ce programme, le Burkina Faso s’inscrit pleinement dans cette dynamique continentale de valorisation numérique des langues africaines. Les autorités espèrent ainsi renforcer l’inclusion numérique et faciliter l’accès des populations aux services technologiques.

Selon vous, l’intelligence artificielle peut-elle réellement contribuer à la valorisation des langues africaines à l’ère du numérique ? Dites-le nous en commentaire.


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