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Le Burundi accélère sa marche vers la modernisation numérique de l’administration. À la faveur d’échanges engagés avec la Corée du Sud, le pays entend renforcer les fondations technologiques nécessaires à la digitalisation des services publics, notamment à travers le développement d’une identité numérique nationale, la sécurisation des données publiques et l’interconnexion des systèmes administratifs.
Cette ambition a été au centre d’une rencontre à Séoul entre Alain Ndikumana, ministre burundais des Finances, du Budget et de l’Économie numérique, et des responsables du ministère sud-coréen des Sciences et des Technologies de l’information et de la communication. L’échange s’est tenu en marge du Global AI and Digital Summit, organisé à Séoul du 19 au 22 octobre 2026. Les discussions ont porté sur plusieurs leviers stratégiques susceptibles d’accélérer la transformation numérique du pays.
Des infrastructures numériques pour des services publics plus efficaces 🚀
Alors que de nombreuses administrations dans le monde misent sur le numérique pour rapprocher les services des citoyens, le Burundi cherche à consolider les outils technologiques indispensables à cette mutation. L’un des piliers de cette stratégie repose sur la mise en place d’un système d’identité numérique fiable et sécurisé.
Une telle plateforme permettrait aux citoyens de s’authentifier en ligne pour accéder à des prestations administratives sans avoir à se déplacer physiquement. Elle faciliterait également la gestion des démarches administratives tout en réduisant les risques de fraude et d’usurpation d’identité.
Les discussions entre Bujumbura et Séoul ont également porté sur la création et le renforcement de centres de données, l’hébergement sécurisé des données publiques ainsi que le partage fluide des données entre institutions gouvernementales. Grâce à cette interconnexion, les administrations pourraient échanger des informations en temps réel, ce qui simplifierait les procédures pour les usagers et améliorerait la qualité des services publics.
Cybersécurité, compétences et innovation au cœur de la coopération envisagée 🔐
Au-delà des infrastructures, la coopération envisagée accorde une place importante au renforcement des capacités humaines. Les deux parties ont exploré des pistes de collaboration pour la formation d’ingénieurs burundais, le développement de compétences en cybersécurité et l’accompagnement des talents locaux dans les métiers du numérique.
L’objectif est de doter le pays de ressources humaines capables de concevoir, d’administrer et de sécuriser les futurs systèmes numériques nationaux. Des partenariats potentiels entre entreprises technologiques sud-coréennes et acteurs burundais ont également été évoqués, afin de favoriser le transfert de savoir-faire et l’émergence d’un écosystème numérique local plus dynamique.
Par ailleurs, les mécanismes de financement des institutions de coopération sud-coréennes pourraient contribuer à soutenir la réalisation de projets structurants dans le numérique.
L’identité numérique, clé de la modernisation de l’administration 🖥️
Cette orientation s’inscrit dans la continuité des efforts déjà engagés par le Burundi avec l’appui de partenaires internationaux. Plusieurs diagnostics ont mis en évidence la nécessité de disposer d’un système centralisé d’identité numérique et d’une meilleure intégration des plateformes administratives, afin de garantir des services publics connectés, fiables et sécurisés.
Le Projet d’appui aux fondations de l’économie numérique (PAFEN) prévoit déjà des actions dans ce sens : élaboration d’une stratégie nationale d’identité numérique, création de mécanismes d’échange de données entre administrations et sécurisation des transactions électroniques.
Dans un contexte où l’intelligence artificielle, le cloud (l’informatique en nuage), la gestion des données et les infrastructures numériques deviennent des moteurs essentiels du développement économique, le rapprochement entre le Burundi et la Corée du Sud pourrait constituer un accélérateur important pour la transformation digitale du pays. La réussite de cette ambition dépendra toutefois de la capacité à mobiliser les investissements nécessaires et à bâtir un environnement numérique à la fois performant, inclusif et sécurisé.
Selon vous, l’identité numérique peut-elle contribuer à améliorer durablement l’accès des citoyens africains aux services publics tout en garantissant la protection de leurs données personnelles ? Dites-le-nous dans les commentaires.
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