Cameroun : ChatGPT, Gemini et Meta AI interdits pour les devoirs des écoliers 🇨🇲🚫

Image générée avec une IA / Image generated with AI
Click here to read in English

Par une lettre circulaire datée du 14 octobre 2026 et adressée aux délégués régionaux, le ministre de l’Éducation de base, Laurent Serge Etoundi Ngoa, interdit aux élèves, avec effet immédiat, l’usage des outils d’intelligence artificielle pour leurs exercices de classe et leurs devoirs dans les écoles maternelles et primaires du pays.

Des chatbots dans les smartphones des parents 🧠

La correspondance cite nommément ChatGPT, Meta AI (accessible via WhatsApp), Gemini et Copilot. Ces assistants génératifs, capables de rédiger un texte ou de résoudre une opération en quelques secondes, sont, selon les remontées du terrain citées par le ministère, de plus en plus utilisés par les enfants, parfois avec l’aide directe de leurs parents.

Le ministre redoute qu’en produisant les réponses à la place de l’enfant, la machine le prive de l’entraînement indispensable à la lecture, à l’écriture, au calcul et au raisonnement. Il relève aussi qu’un jeune élève peine à repérer les informations inexactes, trompeuses ou inventées que ces applications peuvent produire.

Un cadre inspiré des repères de l’UNESCO 🌍

La décision s’appuie sur les orientations de l’UNESCO, qui recommandent un âge minimum de 13 ans pour l’usage de l’IA générative en classe. Elle s’applique aux écoles publiques, privées laïques, internationales et confessionnelles. Selon les informations relayées par la presse, l’interdiction vaut aussi dans l’enceinte scolaire, sur les équipements de l’école comme sur les téléphones personnels des élèves.

Une chaîne de relais, du ministère jusqu’à la salle de classe 🏫

D’après le texte tel que rapporté par la presse, les délégués départementaux et les inspecteurs d’arrondissement disposent de quinze jours pour transmettre l’instruction aux écoles. Les directeurs doivent ensuite en informer enseignants et élèves, afficher le texte dans l’établissement et veiller à son respect.

Les enseignants sont invités à privilégier l’écriture manuscrite, le dénombrement, le dessin et les explications orales, à vérifier la compréhension des élèves par des questions orales, et à accorder plus de poids aux travaux réalisés en classe, sous supervision, qu’aux devoirs faits à domicile. Ils doivent aussi apprendre aux enfants, selon leur âge, que les outils numériques peuvent fournir des informations erronées et que les données personnelles ne se partagent jamais en ligne. Eux-mêmes gardent la possibilité d’utiliser l’IA pour préparer leurs cours, sous leur responsabilité.

Les parents doivent accompagner les apprentissages

La responsabilité de la mesure ne repose pas uniquement sur les établissements. Le ministère demande aux associations de parents et aux conseils d’école de sensibiliser les familles aux risques liés à l’usage de l’IA pour faire les devoirs à la place des enfants. Les responsables d’établissement sont, eux, appelés à expliquer la décision lors des assemblées générales des Associations des parents d’élèves et des enseignants (APEE).

Les parents sont encouragés à tenir les téléphones portables à l’écart pendant les devoirs et à accompagner leurs enfants : leur poser des questions, les guider et les laisser chercher eux-mêmes les réponses. Pour toucher aussi les familles en milieu rural, la sensibilisation pourra s’appuyer sur les radios communautaires, les lieux de culte et les autorités traditionnelles, avec des messages diffusés en français, en anglais et dans les langues locales appropriées. Les représentants régionaux de l’enseignement privé laïc, international et confessionnel doivent, de leur côté, être informés de l’application de l’instruction dans les établissements placés sous leur autorité et lui apporter leur coopération.

Un suivi prévu jusqu’à la fin de l’année scolaire 📋

D’après les informations relayées par la presse, le respect de la mesure doit figurer parmi les points examinés lors des visites de supervision pédagogique. Les délégués régionaux sont par ailleurs invités à remettre un premier rapport de mise en œuvre au plus tard à la fin du premier trimestre de l’année scolaire 2026/2027, puis un rapport final à la fin de l’année. À travers cette décision, le ministère entend préserver les apprentissages fondamentaux et favoriser le développement des connaissances, des compétences et de l’autonomie des enfants.

Entre innovation et apprentissage 🤔

Le texte ne rejette pas la technologie en tant que telle : il en restreint l’usage à l’âge où se construisent les compétences fondamentales. Reste à savoir comment faire respecter l’interdiction hors de l’école, là où se font les devoirs.

D’après vous, le Cameroun fait-il marche arrière en interdisant aux élèves de la maternelle et du primaire de recourir à l’intelligence artificielle pour leurs devoirs, ou protège-t-il l’avenir de ses enfants ? Dites-le-nous en commentaire.


📱 Retrouvez notre actu chaque jour sur WhatsApp, directement dans l’onglet “Actus” en vous abonnant à notre chaîne en cliquant ici ➡️ Lien chaîne WhatsApp TechGriot  😉

Show Comments (0) Hide Comments (0)
0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire