Windows 11 : Quand la course Ă  l’IA tue les performances 😡

Photo : <a href="https://unsplash.com/fr/@fakurian?utm_content=creditCopyText&utm_medium=referral&utm_source=unsplash">Milad Fakurian</a> - <a href="https://unsplash.com/fr/photos/un-ecran-dordinateur-avec-un-ecran-bleu-dessus-t_IkF_CNvSY?utm_content=creditCopyText&utm_medium=referral&utm_source=unsplash">Unsplash</a>
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Il y a quelques annĂ©es, Microsoft prĂ©sentait Windows 11 comme une rĂ©volution. Un nouveau dĂ©part. Une expĂ©rience plus fluide, plus moderne, plus intelligente. Mais aujourd’hui, en 2026, force est de constater que la rĂ©alitĂ© est tout autre. Windows 11 traverse l’une des pires pĂ©riodes de son histoire, et ironiquement, ce n’est pas un problĂšme de conception ou de vision — c’est un problĂšme de prioritĂ©s complĂštement dĂ©connectĂ©es des attentes rĂ©elles des utilisateurs.

Au lieu de peaufiner les fondamentaux, de corriger les bugs persistants et d’optimiser les performances, Microsoft s’est lancĂ© dans une course effrĂ©nĂ©e Ă  l’intelligence artificielle. RĂ©sultat ? Un systĂšme d’exploitation qui peine Ă  accomplir ses fonctions de base, tandis qu’on lui greffe des fonctionnalitĂ©s IA dont personne n’a vraiment besoin. Et cette stratĂ©gie commence Ă  coĂ»ter cher Ă  Microsoft — pas seulement en termes de rĂ©putation, mais aussi en parts de marchĂ©.

Des machines rĂ©centes qui rament ? Bienvenue dans Windows 11 đŸ’»

Commençons par le plus absurde : Windows 11 est lent. Pas sur de vieilles machines dĂ©passĂ©es, non — sur des PC flambant neufs, Ă©quipĂ©s des derniers processeurs et de RAM Ă  foison. L’Explorateur de fichiers, ce composant ultra-basique qui existe depuis Windows 95, met parfois plusieurs secondes Ă  rĂ©agir. Ouvrir un dossier devient une Ă©preuve de patience.

Microsoft l’a d’ailleurs admis en juillet 2025, lançant une initiative pour collecter des donnĂ©es sur ces problĂšmes de performance. Mais avouons-le : quand le systĂšme d’exploitation le plus utilisĂ© au monde doit reconnaĂźtre publiquement que ses fonctionnalitĂ©s principales sont cassĂ©es depuis des mois, il y a un sĂ©rieux problĂšme de contrĂŽle qualitĂ©.

Et ce n’est pas tout. En novembre 2025, Microsoft a dĂ» confesser que des composants essentiels — le menu DĂ©marrer, la barre des tĂąches, l’Explorateur de fichiers et les ParamĂštres — dysfonctionnent depuis juillet. Cinq mois. Cinq mois pendant lesquels des millions d’utilisateurs ont galĂ©rĂ© avec un systĂšme instable, pendant que Microsoft ajoutait… encore plus de fonctionnalitĂ©s IA.

Recall et le festival de l’AI Slop đŸ€–

Parlons maintenant de Recall, cette fonctionnalitĂ© IA qui devait rĂ©volutionner notre façon d’utiliser Windows. L’idĂ©e ? Prendre des captures d’Ă©cran de tout ce que vous faites toutes les quelques secondes, les analyser avec de l’IA, et vous permettre de retrouver n’importe quoi instantanĂ©ment. Sur le papier, c’est gĂ©nial. Dans la rĂ©alitĂ© ? C’est un cauchemar de sĂ©curitĂ© et de vie privĂ©e.

Les experts en cybersĂ©curitĂ© ont Ă©tĂ© unanimes : Recall est « l’une des pires failles de sĂ©curitĂ© jamais vues ». Pourquoi ? Parce qu’au dĂ©part, toutes ces captures d’Ă©cran Ă©taient stockĂ©es en clair, sans chiffrement. Mots de passe, donnĂ©es bancaires, messages privĂ©s — tout Ă©tait accessible Ă  quiconque piratait votre PC. Un chercheur a mĂȘme créé un outil en quelques heures pour aspirer toutes ces donnĂ©es.

Face au tollĂ©, Microsoft a retardĂ© le lancement, d’abord Ă  octobre, puis Ă  dĂ©cembre 2024, avant de finalement proposer une version « amĂ©liorĂ©e » avec chiffrement et authentification biomĂ©trique. Mais le mal Ă©tait fait. La confiance, brisĂ©e. Et aujourd’hui, des applications tierces comme Signal, Brave et AdGuard proposent des options pour bloquer Recall par dĂ©faut. Des dĂ©veloppeurs ont mĂȘme créé des scripts GitHub pour supprimer toutes les fonctionnalitĂ©s IA de Windows 11 en quelques secondes.

« Windows Ă©volue vers un OS agentique » — et personne n’est content đŸ˜€

En novembre 2025, Pavan Davuluri, le patron de la division Windows chez Microsoft, a publié un tweet qui a mis le feu aux poudres. Son message ? « Windows évolue vers un OS agentique, connectant appareils, cloud et IA pour débloquer une productivité intelligente. »

La rĂ©action ? Un dĂ©ferlement de critiques. Des centaines de commentaires nĂ©gatifs, des ratios dignes d’un bad buzz politique, et finalement… Davuluri a dĂ©sactivĂ© les rĂ©ponses. Mais c’Ă©tait trop tard. Le message Ă©tait passĂ©, et il Ă©tait clair : personne ne veut de ça.

Les utilisateurs ont Ă©tĂ© directs : « Personne ne veut ça », « On veut un OS qui fonctionne, pas de l’IA partout », « Linux commence sĂ©rieusement Ă  avoir l’air bien ». Et ils n’avaient pas tort. Pendant que Microsoft pond des PowerPoint sur « l’OS agentique du futur », les gens veulent juste que leur Explorateur de fichiers s’ouvre en moins de trois secondes.

La situation est devenue tellement toxique que mĂȘme les dĂ©veloppeurs — historiquement des fans de Windows — commencent Ă  dire ouvertement que Windows n’est plus leur OS de prĂ©dilection. C’est un signal fort.

La grogne monte, direction Linux 🐧

Et c’est lĂ  que l’histoire devient vraiment intĂ©ressante. Parce que pendant que Microsoft s’obstine dans sa stratĂ©gie IA, une alternative silencieuse gagne du terrain : Linux.

Pendant des annĂ©es, Linux Ă©tait perçu comme un OS pour dĂ©veloppeurs barbus et hackers acharnĂ©s. Trop compliquĂ©, pas assez de jeux, drivers inexistants — les excuses Ă©taient nombreuses. Mais en 2025, quelque chose a changĂ©. Selon le Steam Hardware Survey, Linux a franchi la barre symbolique des 3% d’utilisateurs en octobre 2025, atteignant mĂȘme 3,2% en novembre — un record absolu.

Qu’est-ce qui explique cette montĂ©e ? Un mot : Steam Deck.

La console portable de Valve, qui tourne sous SteamOS (basĂ© sur Linux), a dĂ©montrĂ© qu’un OS Linux pouvait offrir une expĂ©rience gaming fluide, sans compromis. Et les utilisateurs l’ont remarquĂ©. Aujourd’hui, prĂšs de 27% des gamers Linux utilisent SteamOS, et des distributions gaming-friendly comme Bazzite explosent en popularitĂ©.

Linux pour les gamers ? C’est devenu une rĂ©alitĂ© 🎼

Il y a cinq ans, recommander Linux Ă  un gamer aurait Ă©tĂ© absurde. Aujourd’hui, c’est un conseil lĂ©gitime. GrĂące Ă  Proton — la couche de compatibilitĂ© dĂ©veloppĂ©e par Valve — la majoritĂ© des jeux Windows tournent dĂ©sormais nativement sur Linux, souvent avec des performances Ă©quivalentes voire supĂ©rieures.

Les chiffres parlent d’eux-mĂȘmes : Linux reprĂ©sente maintenant plus de 3% des joueurs sur Steam, et cette croissance est portĂ©e par des utilisateurs frustrĂ©s de Windows 11. La fin du support de Windows 10 en octobre 2025 a Ă©tĂ© un catalyseur majeur. PlutĂŽt que de migrer vers Windows 11 avec ses exigences matĂ©rielles strictes et ses fonctionnalitĂ©s IA non dĂ©sirĂ©es, beaucoup ont choisi de sauter le pas vers Linux.

Des distributions comme Bazzite, Nobara ou mĂȘme SteamOS sur PC offrent dĂ©sormais une expĂ©rience clĂ© en main : installation simple, drivers prĂ©installĂ©s, compatibilitĂ© gaming maximale. Fini le temps oĂč il fallait compiler son noyau Ă  la main pour faire tourner un jeu. Aujourd’hui, c’est plug-and-play.

Microsoft Ă  la croisĂ©e des chemins đŸ›€ïž

Le problĂšme fondamental de Microsoft, c’est qu’ils ont oubliĂ© ce qu’est un systĂšme d’exploitation. Un OS n’est pas une plateforme publicitaire. Ce n’est pas un terrain d’expĂ©rimentation pour des startups IA. C’est un outil — un outil qui doit ĂȘtre fiable, rapide, et s’effacer devant ce que l’utilisateur veut rĂ©ellement faire.

Windows 11 fait exactement l’inverse. Il s’impose, il ralentit, il bugge, il collecte des donnĂ©es. Et pendant ce temps, Microsoft empile des fonctionnalitĂ©s IA que personne n’a demandĂ©es, au lieu de corriger les bugs qui traĂźnent depuis des mois.

La vraie question maintenant, c’est : jusqu’oĂč cette stratĂ©gie peut-elle tenir ? Parce que les utilisateurs ont une patience limitĂ©e. Les dĂ©veloppeurs aussi. Et quand Linux devient une alternative crĂ©dible pour le gaming — le dernier bastion de Windows — il y a de quoi s’inquiĂ©ter pour Redmond.

Alors voilĂ  une question pour vous : est-ce que Windows 11 vous a donnĂ© envie de tester Linux ? Ou au contraire, pensez-vous que Microsoft va finir par corriger le tir ? Partagez votre expĂ©rience en commentaire — nous sommes vraiment curieux de savoir oĂč vous en ĂȘtes avec Windows aujourd’hui.


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