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Cyberharcèlement de Brigitte Macron : jusqu’à six mois de prison pour les auteurs ⚖️📱

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Plusieurs personnes poursuivies pour cyberharcèlement à l’encontre de Brigitte Macron ont été condamnées le 5 janvier à Paris. Les prévenus avaient diffusé ou relayé des rumeurs et des propos injurieux liés à son identité et à sa relation avec le président de la République. Les peines prononcées vont jusqu’à six mois de prison, le plus souvent assortis de sursis.

Des condamnations pour une volonté de nuire caractérisée 🚫💬

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict dans cette affaire de cyberharcèlement visant la Première dame. Les juges ont estimé que les propos diffusés sur les réseaux sociaux relevaient d’une volonté manifeste de nuire. Les accusations portaient notamment sur des rumeurs liées au genre de Brigitte Macron et sur son écart d’âge avec Emmanuel Macron.

Huit prévenus ont ainsi été condamnés à des peines allant de quatre à huit mois de prison avec sursis. Le président du tribunal, Thierry Donnard, a évoqué des propos « malveillants, dégradants et insultants », associés à des accusations infondées de pédocriminalité. Selon la juridiction, ces messages ont contribué à alimenter une campagne de harcèlement prolongée.

Un des prévenus, absent lors de l’audience, a écopé d’une peine de six mois de prison ferme. Les juges ont estimé que cette absence traduisait un manque de considération pour la gravité des faits reprochés.

Des sanctions renforcées pour les principaux instigateurs 🔒📉

Certains accusés, présentés comme les plus influents dans la propagation de la rumeur, ont été sanctionnés plus lourdement. Le procureur Hervé Tétier les a qualifiés d’« instigateurs » de la campagne de cyberharcèlement.

L’écrivain Aurélien Poirson-Atlan, connu sous le pseudonyme Zoé Sagan, a été condamné à huit mois de prison avec sursis. La médium Amandine Roy et le galeriste Bertrand Scholler ont chacun écopé de six mois avec sursis. Tous trois se sont également vu interdire l’utilisation de leurs comptes sur les réseaux sociaux pendant six mois.

L’ensemble des condamnés devra suivre, à ses frais, un stage de sensibilisation au respect des personnes dans l’espace numérique. Ils ont également été condamnés solidairement au paiement d’une amende de 10 000 euros. Seuls deux des dix prévenus étaient présents lors du délibéré.

Une rumeur aux conséquences personnelles profondes 🧠👨‍👩‍👧‍👦

Cette affaire trouve son origine dans une rumeur diffusée depuis plusieurs années sur les réseaux sociaux, affirmant à tort que Brigitte Macron serait une femme transgenre. Cette infox a connu une diffusion massive, en France comme à l’international.

Lors du dépôt de plainte, en août 2024, Brigitte Macron avait expliqué aux enquêteurs l’impact profond de ces accusations sur sa vie personnelle. Elle avait notamment évoqué la souffrance de ses proches, et en particulier celle de ses petits-enfants, confrontés à des propos remettant en cause l’identité de leur grand-mère.

Absente du procès, la Première dame avait toutefois pris la parole publiquement la veille du verdict. Au journal télévisé de TF1, elle avait déclaré vouloir montrer l’exemple dans la lutte contre le harcèlement, notamment auprès des jeunes. Elle avait dénoncé des attaques portant atteinte à son identité et à sa famille.

Une désinformation relayée au-delà des frontières françaises 🌍🕸️

Plusieurs prévenus ont tenté de justifier leurs publications au nom de la satire ou de la liberté d’expression. La justice a rejeté ces arguments, estimant que les propos dépassaient largement le cadre du débat d’idées.

Amandine Roy est notamment à l’origine d’une vidéo de plusieurs heures publiée en 2021, affirmant que Brigitte Macron n’aurait jamais existé. Bien qu’elle ait été relaxée en appel dans une procédure distincte pour diffamation, cette affaire reste pendante devant la Cour de cassation.

La rumeur a également été relayée à l’étranger, notamment aux États-Unis. Le journaliste Xavier Poussard, auteur d’un ouvrage consacré à cette thèse complotiste, n’a pas été jugé dans ce dossier en raison de sa résidence à l’étranger. Ses publications ont toutefois contribué à donner une ampleur internationale à cette campagne de désinformation.

Par ces condamnations, la justice française entend rappeler que la liberté d’expression ne saurait justifier le harcèlement, la diffamation ou la propagation de fausses informations portant atteinte à la dignité des personnes.

👉🏾 Ces condamnations vous semblent-elles suffisantes pour dissuader le cyberharcèlement et la diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux ?


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