République Centrafricaine : l’administration se forme au numérique avec l’appui de la Russie 🇨🇫💻

Photo : Surface - Unsplash
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La République centrafricaine va désormais former ses fonctionnaires au numérique, avec l’appui de la Russie. Un accord de coopération de cinq ans, renouvelable, a été signé le 9 octobre dernier entre le ministère centrafricain de l’Économie numérique, des Postes et Télécommunications et la National Research University Higher School of Economics, plus connue sous le nom de HSE University et basée à Moscou. La signature a eu lieu en marge de la deuxième édition du Global Digital Forum, organisée dans la capitale russe du 8 au 10 octobre.

Un classement qui appelle une réponse 📉

En 2024, l’indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) des Nations Unies, qui évalue notamment les services publics en ligne, les infrastructures de télécommunications et le capital humain, a classé la République centrafricaine 193e sur 193 pays. Le pays occupe donc la dernière place mondiale en matière d’administration numérique. Il mise pour inverser cette tendance sur la formation de ses agents, maillon indispensable de toute transformation numérique des services publics.

Un dispositif déjà en place 🌍

Le Programme de partage des connaissances sur l’e-gouvernance pour l’Afrique, piloté par le Centre d’études africaines de HSE University, existe depuis 2022. Selon le communiqué du ministère centrafricain, la République centrafricaine le rejoint officiellement avec cet accord. Ce programme favorise le partage d’expériences entre institutions russes et africaines sur la conception et la mise en œuvre de solutions de gouvernance électronique. Le renforcement des compétences est un enjeu reconnu : dans un rapport publié en février 2024, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estime que les gouvernements doivent investir de manière proactive dans les compétences, la formation et l’éducation pour tirer pleinement parti du numérique. La République centrafricaine cherche ainsi à s’aligner et à mettre son administration à niveau.

Les axes de la coopération🔧

D’après les informations relayées par la presse à partir du communiqué du ministère, la coopération doit permettre aux agents publics centrafricains de se former à la gouvernance électronique. Les échanges portent notamment sur les politiques publiques, les cadres réglementaires, ainsi que sur les technologies et plateformes numériques applicables à l’administration. L’objectif affiché est de faciliter la dématérialisation des procédures et d’améliorer le fonctionnement des services publics. Les contenus précis des formations, leur calendrier et le nombre d’agents concernés n’ont toutefois pas été détaillés à ce stade. Pour suivre la mise en œuvre de l’accord, les recommandations de l’OCDE offrent une grille de lecture utile : identifier d’abord les compétences dont les agents ont besoin, combiner formations formelles et apprentissages informels, puis évaluer les résultats.

Un enjeu de compétences autant que de technologie 🚀

Au-delà de la signature, le défi est de doter les agents publics des compétences nécessaires pour exploiter les outils numériques et moderniser les services rendus aux citoyens. La formation ne suffira cependant pas à elle seule : elle agit sur le capital humain, un seul des trois piliers de l’indice onusien, qui intègre aussi les infrastructures de télécommunications et les services en ligne.

D’après vous, en formant ses fonctionnaires avec l’appui de la Russie, la Centrafrique choisit-elle le bon levier pour rattraper son retard numérique ? Dites-le-nous en commentaire.


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