Transport interurbain au Cameroun : Yango sous pression après un avertissement officiel 🚗⚠️
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Le transport numérique continue de transformer les déplacements au Cameroun, mais cette évolution se heurte désormais à la réglementation. La plateforme Yango se retrouve aujourd’hui dans le viseur des autorités après des accusations liées à la promotion du transport routier clandestin dans le segment interurbain. Une affaire qui relance le débat sur la place des plateformes technologiques dans un secteur encore fortement encadré par l’État.
Quand le numérique heurte la réglementation🚦
Les plateformes de transport comme Yango ont profondément transformé la mobilité urbaine et interurbaine en Afrique. Cette évolution est rendue possible grâce aux applications mobiles et aux algorithmes de mise en relation. Mais au Cameroun, ce modèle technologique se heurte à un cadre juridique qui n’entend pas plier face à l’innovation.
Le gouvernement camerounais vient ainsi d’adresser un avertissement formel à la plateforme, lui reprochant de faciliter l’exercice d’un transport routier non réglementé.
Un moratoire de deux mois pour se conformer ⚠️
La plateforme numérique a reçu un délai de grâce de deux mois afin de régulariser sa situation.
Concrètement, tous les véhicules référencés sur l’application qui ne disposent pas des documents obligatoires — licence de transport, carte bleue, carte grise, assurance conforme, visite technique valide, permis de conduire et certificat de capacité T — devront être immédiatement retirés du trafic interurbain.
Des sanctions financières et des suspensions en cascade 💸
Au-delà du délai accordé, la plateforme est également sommée de s’acquitter d’une amende forfaitaire de 2 500 000 francs CFA au Trésor public. Ladite sanction est encadrée par l’article 15 de la loi n° 2001-015 du 23 juillet 2001.
Par ailleurs, plusieurs véhicules non conformes référencés sur l’application ont écopé de trois mois de suspension, assortis d’une pénalité individuelle de 500 000 francs CFA à verser à l’État. Pour Justin, cette intervention du ministère des Transports arrive au bon moment :
« J’ai toujours signalé ce problème. Comment assurer le contrôle des véhicules opérant via Yango ? »
Un cadre légal qui s’applique à tous, plateformes numériques comprises 📋
Les acteurs du transport numérique ne bénéficient d’aucune exemption face à la réglementation camerounaise.
Le décret n°2022/8801/PM du 10 octobre 2022, qui fixe les conditions d’accès aux professions de transporteur routier et d’auxiliaire des transports routiers, s’applique à tous les opérateurs, qu’ils soient traditionnels ou numériques. Le modèle économique basé sur une application mobile ne constitue pas un bouclier légal.
L’identité visuelle des véhicules en question 🔍
Sur le terrain, une autre difficulté est régulièrement soulevée : la majorité des véhicules opérant via Yango ne portent plus l’identité visuelle de la plateforme. Cette absence de marquage rend difficile la traçabilité des conducteurs, un enjeu important dans un système de transport piloté par une application.
Yves Léo, chauffeur de taxi traditionnel, réagit :
« J’ai été surpris par ce communiqué, mais il me rassure aussi. Le numérique ne doit pas favoriser le transport interurbain clandestin face à l’État. »
Cette décision du ministère des Transports vise ainsi à sensibiliser les Camerounais et à maintenir un contrôle effectif sur les plateformes numériques opérant dans le secteur du transport.
Pensez-vous que des plateformes comme Yango doivent se soumettre aux mêmes règles que les transporteurs traditionnels, ou la technologie mérite-t-elle un cadre juridique adapté ? Dites-le-nous en commentaire.
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