De l’ingénierie à la fintech : le pari nigérian de Tosin Eniolorunda pour les PME africaines💡
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Un ingénieur mécanicien devenu architecte de la fintech nigériane : voilà comment on pourrait résumer le parcours de Tosin Eniolorunda. Cofondateur et directeur général de Moniepoint, il a bâti une solution technologique qui connecte les petites et moyennes entreprises africaines aux services bancaires, à commencer par le Nigeria.
Moniepoint, le gestionnaire d’argent numérique 💳
Au cœur du projet, une plateforme qui permet d’effectuer des paiements, de gérer des comptes bancaires et de régler des factures, le tout depuis une seule interface technologique. Les PME, sa cible prioritaire, peuvent désormais suivre l’ensemble de leurs opérations financières grâce à ces outils numériques pensés pour leur quotidien. Pour Tosin Eniolorunda, accompagner cette catégorie d’entrepreneurs n’est pas un choix anodin : les PME constituent un moteur essentiel de l’économie nigériane, et leur donner accès à des outils technologiques fiables revient à muscler l’économie tout entière.
Un ingénieur dont le parcours technologique inspire 🚀
Tosin Eniolorunda est titulaire d’une licence en ingénierie mécanique obtenue en 2007 à l’université Obafemi Awolowo, au Nigeria. Sa première incursion dans le monde professionnel remonte à 2005, à travers un stage chez l’entreprise énergétique Schlumberger. Mais c’est chez Interswitch, l’un des leaders africains des paiements numériques, qu’il prend véritablement son envol technologique à partir de 2009. Il y passe six ans, occupant successivement les postes d’ingénieur logiciel et de responsable des opérations, avant de quitter l’entreprise en 2015 pour cofonder ce qui deviendra Moniepoint, avec son compatriote Felix Ike. Une trajectoire qui illustre une constante chez les bâtisseurs de la tech africaine : l’ingénierie comme porte d’entrée vers l’innovation financière.
Depuis ses débuts modestes, Moniepoint a déployé un réseau d’agents et de terminaux de paiement capables de fonctionner même là où les connexions internet restent capricieuses, une contrainte technique typique des marchés africains. Cette approche, combinant infrastructure numérique solide et présence sur le terrain, a permis à l’entreprise de gagner la confiance de millions de petits commerçants longtemps exclus des circuits bancaires classiques. Pour Tosin Eniolorunda, la technologie ne remplace pas les banques traditionnelles : elle corrige ce qu’elles ne parvenaient pas à offrir aux PME africaines. Une vision pragmatique qui, au Nigeria comme ailleurs sur le continent, commence à transformer en profondeur le rapport des entrepreneurs au monde bancaire.
Le parcours de Tosin Eniolorunda prouve qu’un ingénieur africain peut rebâtir les règles du jeu financier depuis le continent. Quel secteur camerounais ou africain aurait besoin d’un profil comme le sien ? Dites-le-nous en commentaire.
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