
Cancer du sein : au Rwanda, Check Me une appli mise sur l’IA pour agir à temps 🎗 🇷🇼
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D’après le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC), en Afrique subsaharienne, près de trois patientes sur quatre découvrent leur cancer du sein à un stade déjà avancé (stade III ou IV). Face à ce retard de diagnostic, une start-up rwandaise mise sur la technologie pour inverser la tendance : Check Me, une plateforme numérique pensée pour rapprocher le dépistage précoce des femmes africaines, où qu’elles se trouvent.
Check Me, quand la prévention devient digitale 📲
Le pari de Check Me est simple sur le papier, mais ambitieux dans son exécution : transformer un smartphone en véritable outil de santé mammaire. Grâce à cette plateforme, les femmes accèdent à un contenu éducatif complet sur le cancer du sein et sont accompagnées pas à pas dans les gestes de dépistage, plutôt que livrées à elles-mêmes face à une maladie encore trop méconnue.
Comment fonctionne la plateforme ? ⚙️
Fondée en 2022 à Kigali par Yuyun Francis Berinyuy et Apoh Prince Eldrige, Check Me s’est construite comme un guide numérique multifonction. L’outil permet aux utilisatrices de suivre leur cycle menstruel, d’être guidées dans l’auto-examen mammaire et d’entrer en contact direct avec des professionnels de santé. « Grâce au suivi du cycle menstruel, à des rappels mensuels pour l’auto-examen et à des conseils de santé personnalisés, nous favorisons le dépistage précoce et la prévention », explique la start-up.
Disponible à la fois sur le web et via une application mobile, Check Me revendique une ambition claire :
« Nous développons une plateforme de santé numérique complète, accessible sur mobile comme sur le web, qui offre aux femmes les connaissances et les outils nécessaires pour prendre en main leur santé mammaire. »
Nia, l’intelligence artificielle qui accompagne les utilisatrices 🤖
C’est ici que la dimension technologique de Check Me prend tout son sens. La plateforme embarque un agent conversationnel baptisé « Nia », conçu pour répondre aux questions des utilisatrices sur la santé mammaire et féminine. Cette IA vient épauler une bibliothèque de contenus éducatifs, un suivi du cycle menstruel et un système de mise en relation avec des professionnels de santé. « Nia informe, écoute et guide les utilisatrices tout au long de leur parcours de santé avec compassion et bienveillance », précise la start-up.
Autre brique technique notable : Check Me travaille sur un dispositif d’analyse d’images d’échographie mammaire assisté par intelligence artificielle. La start-up précise qu’il s’agit d’un outil d’aide à la décision clinique, et non d’un substitut au diagnostic médical. Check Me développe également une plateforme dédiée aux médecins et aux établissements de santé, pensée pour faciliter la gestion des consultations et le suivi des patientes — une manière de positionner, à terme, sa solution comme un maillon technologique entre patientes et système de soins.
En misant sur l’intelligence artificielle, le suivi connecté et l’analyse d’images médicales, Check Me illustre comment le numérique pourrait devenir un levier concret pour améliorer le dépistage précoce du cancer du sein en Afrique.
Pensez-vous que l’intelligence artificielle peut réellement changer la donne dans le dépistage précoce des maladies en Afrique ? Dites-le-nous en commentaires.
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