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Le 2 octobre 2026, le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique a conclu un accord-cadre de deux ans avec l’entreprise ivoirienne TerraKora AI. Grâce à cette collaboration, les autorités entendent moderniser l’observation des écosystèmes nationaux et mieux répondre aux exigences de traçabilité agricole et de financement carbone. Cette initiative repose sur l’exploitation combinée des données satellitaires, des observations de terrain et de l’intelligence artificielle pour améliorer la connaissance et la gestion du territoire.
Des données spatiales pour mieux suivre l’évolution des forêts 🛰️
Concrètement, le dispositif associe des images capturées depuis l’espace à des relevés effectués sur le terrain et à des traitements informatiques fondés sur l’intelligence artificielle. Cette combinaison doit notamment permettre de cartographier la végétation, de mesurer les superficies reboisées et d’estimer la quantité de carbone absorbée et stockée par les forêts.
Grâce à ces outils, les autorités souhaitent passer de contrôles ponctuels à une surveillance plus régulière et plus précise des écosystèmes. L’objectif est de disposer de données actualisées pour mieux évaluer l’évolution du couvert végétal et orienter les décisions en matière de protection de l’environnement.
Cette modernisation intervient toutefois dans un contexte écologique préoccupant. Au cours des dernières décennies, la Côte d’Ivoire a perdu une grande partie de ses ressources forestières. Le couvert forestier, qui dépassait 20 % du territoire dans les années 1960 d’après les données officielles, ne représentait plus que 9,2 % en 2021, selon l’inventaire forestier et faunique national. Face à cette situation, le pays s’est fixé pour objectif de porter ce taux à au moins 20 % d’ici 2030. Pour y parvenir, une connaissance précise des espaces forestiers à protéger et des zones à restaurer constitue un enjeu majeur.
Un enjeu pour les marchés internationaux 🌱
Au-delà de la préservation des forêts, ces technologies doivent également répondre aux nouvelles exigences du commerce international. En effet, les producteurs et les exportateurs doivent désormais fournir des informations précises sur l’origine des produits agricoles, notamment le cacao, le café et le caoutchouc.
Le règlement européen contre la déforestation (EUDR) doit entrer en application le 30 décembre 2026 pour les grandes et moyennes entreprises, après deux reports. Il impose aux importateurs concernés des obligations strictes : ils devront démontrer que les produits achetés ne proviennent pas de terres récemment déboisées. Dans ce contexte, la géolocalisation des exploitations devient essentielle pour établir la traçabilité des récoltes et préserver l’accès des produits ivoiriens au marché européen.
Pour les acteurs des filières agricoles locales, la fiabilité de ces informations représente donc un enjeu économique important. En facilitant la collecte et la vérification des données sur les parcelles, le dispositif numérique pourrait contribuer à répondre aux exigences des acheteurs internationaux.
L’IA pour renforcer le suivi du carbone et attirer des financements 🌍
Parallèlement, les données recueillies doivent contribuer à consolider le registre national du carbone. En évaluant plus précisément la quantité de carbone capturée par les arbres, les autorités pourraient mieux mesurer les résultats des initiatives de conservation et de restauration des forêts.
Cette capacité de vérification peut aussi jouer un rôle dans le financement des projets climatiques. Des données fiables et certifiées permettent de renforcer la crédibilité des initiatives environnementales auprès des investisseurs et de faciliter l’accès aux financements internationaux destinés à la lutte contre le changement climatique.
Dans cette perspective, TerraKora AI entend contribuer à la constitution d’une base de données souveraine sur laquelle les pouvoirs publics pourront s’appuyer pour orienter leurs décisions. La maîtrise de ces informations doit ainsi permettre à la Côte d’Ivoire de mieux suivre ses ressources naturelles.
Toutefois, la réussite de cette transformation dépendra aussi de l’accessibilité des outils proposés aux agriculteurs. Leur intégration dans les pratiques agricoles devra permettre de protéger les écosystèmes et de sécuriser les débouchés commerciaux, sans compliquer davantage les démarches administratives des exploitants ruraux.
Pensez-vous que l’intelligence artificielle et les données satellitaires peuvent réellement aider à lutter contre la déforestation ? Donnez-nous votre avis en commentaires. 🌳👇
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