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Le 25 septembre 2026, une circulaire du ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique du Bénin, Rodrigue Chaou, a institué le paiement électronique des frais de mission (les sommes versées aux agents publics pour leurs déplacements professionnels) dans l’ensemble des administrations. Cette mesure marque la deuxième phase du Système d’encadrement des missions officielles (SEMO), le dispositif lancé par le gouvernement béninois.
Les frais de mission désormais payés électroniquement 💳
Le gouvernement béninois entend automatiser le paiement des frais liés aux missions effectuées à l’intérieur du pays. Pour y parvenir, le ministère de l’Économie et des Finances a développé de nouveaux modules destinés à permettre la mise en œuvre effective du paiement électronique. Selon Gabon Media Time, ces frais doivent désormais être réglés par voie bancaire ou par Mobile Money.
Cette évolution complète le dispositif déjà en place dans le cadre du SEMO. Elle s’inscrit plus largement dans la modernisation de la gestion financière de l’État.
Renforcer le suivi des missions 💻
Avant le paiement électronique, la première phase du SEMO était consacrée à l’édition, au suivi et au contrôle des missions publiques. Administré par la Direction nationale du contrôle (DNC), le SEMO 1 a notamment permis de rationaliser la gestion des missions. Selon le gouvernement béninois, il a également contribué à éviter les chevauchements de missions et à faciliter la détection d’agents fictifs.
Le passage au SEMO 2 fait évoluer le dispositif vers une automatisation du règlement des frais de mission.
La géolocalisation, nouvelle étape du dispositif 📍
Le gouvernement avait annoncé une fonctionnalité complémentaire : la preuve de mission par géolocalisation des agents concernés. Elle doit permettre de mieux vérifier la réalisation effective des missions et, selon les autorités, de renforcer la sécurisation des fonds publics.
D’après Bénin Web TV, cette fonctionnalité serait désormais déployée sous le nom de SEMO+. L’agent s’identifierait avec son Numéro personnel d’identification (NPI), partagerait sa position, puis validerait sa présence par empreinte digitale. Des bornes biométriques installées dans certains espaces publics serviraient aux agents qui ne peuvent pas utiliser l’application.
Un dispositif à suivre de près 🔭
À travers le SEMO, le Bénin poursuit la dématérialisation progressive de la gestion des missions officielles, en combinant suivi numérique, paiement électronique et géolocalisation des agents. Reste à en mesurer les résultats : les sources consultées ne mentionnent, à ce stade, aucun chiffre sur les économies réalisées ni sur le nombre d’agents fictifs détectés.
Une telle chaîne numérique, de l’ordre de mission au paiement, pourrait-elle inspirer d’autres pays africains, dont le Cameroun ?
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