Réseaux sociaux : la Mauritanie serre la vis sur l’accès des mineurs 🇲🇷📱

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La Mauritanie s’apprête à rejoindre les pays qui souhaitent imposer des règles plus strictes aux plateformes sociales afin de mieux protéger les jeunes internautes.

Présenté en Conseil des ministres le 16 septembre, le projet prévoit de fixer à 16 ans le seuil d’accès aux réseaux sociaux, en deçà duquel une autorisation parentale serait requise, selon RFI. L’initiative ne se limite toutefois pas à une simple restriction d’âge. Elle s’attaque également à plusieurs mécanismes technologiques que les autorités jugent susceptibles d’accentuer l’exposition des mineurs aux risques en ligne.

Des fonctionnalités ciblées par le projet ⚙️

Parmi les mesures envisagées figure la désactivation, pour les utilisateurs mineurs, des algorithmes de recommandation, ces systèmes qui sélectionnent automatiquement les contenus proposés à chacun. Le gouvernement souhaite également mettre fin, par défaut, au défilement infini (ce flux de contenus qui ne s’interrompt jamais) et à la lecture automatique des vidéos.

Le projet prévoit aussi l’interdiction de la publicité ciblée à destination des adolescents ainsi que le blocage des messages provenant de personnes inconnues. Des limitations concernant les diffusions en direct et l’utilisation nocturne des plateformes sont également envisagées.

Au-delà des restrictions techniques, les autorités annoncent la mise en place d’actions de sensibilisation, ainsi que d’un mécanisme de signalement et d’accompagnement des enfants confrontés à des dangers dans l’espace numérique.

Un mouvement qui gagne du terrain en Afrique 🌍

La Mauritanie n’est pas seule dans cette démarche. Au Gabon, une ordonnance adoptée en février 2026 a fixé la majorité numérique à 16 ans, c’est-à-dire l’âge en dessous duquel la création d’un compte est interdite, avec quelques exceptions pour les services éducatifs, culturels ou scientifiques. Les plateformes disposent de douze mois pour intégrer des outils de vérification de l’âge lors des nouvelles inscriptions, selon We Are Tech Africa.

Le Rwanda travaille également sur une réglementation similaire, tandis que le Sénégal et le Nigeria examinent différentes options liées au contrôle de l’âge et à la responsabilité des plateformes.

La protection des enfants au cœur des politiques numériques 🛡️

Cette dynamique s’inscrit dans une réflexion plus large portée à l’échelle continentale. L’Union africaine, qui a adopté en 2024 une politique dédiée à la sécurité des enfants en ligne, encourage les États à renforcer la protection des enfants grâce à une meilleure protection des données, au développement de l’éducation numérique et à la mise en place de dispositifs d’assistance adaptés.

Pour la Mauritanie, le principal défi sera désormais de transformer ces orientations en solutions techniques et juridiques applicables. Une commission réunissant plusieurs ministères ainsi que les organismes chargés de l’état civil et de la protection des données est chargée d’en préparer les modalités.

Selon vous, fixer à 16 ans le seuil d’accès aux réseaux sociaux est-il une solution efficace pour mieux protéger les mineurs en ligne ? Dites-le-nous dans les commentaires.


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