Burkina Faso : les députés apprennent l’IA pour mieux légiférer 🖥️🇧🇫
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À Ouagadougou, une trentaine de députés de l’Assemblée législative du peuple (ALP) ont suivi, le 15 juillet, une session de formation consacrée à l’intelligence artificielle. L’initiative, portée par le Secrétariat permanent de l’Innovation et de la Veille sur les Technologies émergentes du numérique (SPIVTEN), rattaché au ministère de la Transition digitale, illustre la volonté burkinabè d’outiller ses institutions face à l’essor rapide des technologies d’IA.
Des élus formés aux fondamentaux technologiques ⚙️
Le programme a couvert les notions fondamentales de l’intelligence artificielle, ses principaux champs d’application, ainsi que les responsabilités liées à son encadrement selon les secteurs d’usage. La cybersécurité nationale et la souveraineté numérique du pays ont également occupé une place centrale dans les échanges. L’objectif affiché est clair : éviter que les institutions publiques ne soient dépassées par des outils numériques qu’elles maîtrisent encore mal, à l’heure où l’IA générative s’invite dans de nombreux secteurs stratégiques.
Une stratégie numérique amorcée dès 2025 📊
Cette formation s’inscrit dans la continuité d’un plan d’action amorcé en 2025, destiné à encadrer l’usage de l’intelligence artificielle sur l’ensemble du territoire burkinabè, aussi bien dans les services publics que dans le secteur privé. Les directeurs de cabinet de l’administration publique avaient déjà bénéficié, en avril 2026, d’une campagne de sensibilisation similaire, toujours pilotée par le SPIVTEN, confirmant une approche progressive et structurée de la montée en compétence numérique des institutions.
Vers une appropriation technologique plus large 🌐
Le SPIVTEN entend désormais renforcer l’intégration de l’intelligence artificielle dans les usages quotidiens, au service des besoins concrets des populations burkinabè. En formant directement ses représentants élus, le Burkina Faso affiche l’ambition de construire une gouvernance numérique éclairée, capable d’accompagner et d’encadrer la transformation technologique du pays plutôt que de la subir.
D’après-vous, les autres parlements africains devraient-ils, eux aussi, former leurs élus à l’intelligence artificielle en priorité ? Dites-le-nous en commentaires.
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