Cybersécurité : le Sénégal se dote d’une loi historique pour ses infrastructures critiques 🇸🇳 🛡️
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Le jeudi 20 août 2026, l’Assemblée nationale du Sénégal a adopté à l’unanimité, par 127 voix, le projet de loi n°25/2026 relatif à la protection des infrastructures d’information critiques et à la sécurité numérique — un texte présenté une semaine plus tôt, le 13 août 2026, par le ministère des Télécommunications et du Numérique. Présenté comme un élément majeur de la politique de souveraineté numérique du pays, le texte intervient dans un contexte où l’administration, l’économie et de nombreux services essentiels dépendent désormais des infrastructures numériques.
Un cadre de sécurité adapté au niveau de risque 🛡️
Pour répondre à ces menaces, le projet de loi propose un cadre juridique global et progressif. L’objectif est notamment d’adapter les obligations de sécurité à la criticité des infrastructures concernées. Ainsi, les réseaux et systèmes d’information ordinaires seraient soumis à un socle commun de mesures de sécurité. En revanche, les infrastructures classées critiques feraient l’objet d’un contrôle renforcé et d’exigences plus strictes.
Le dispositif prévoit notamment l’identification et le recensement des infrastructures d’information critiques, mais aussi la réalisation obligatoire d’analyses de risques. À cela s’ajoutent des mesures concernant la sauvegarde des données, le chiffrement des informations sensibles, la continuité des activités et la reprise après incident. Par ailleurs, des tests réguliers de résilience devraient permettre de vérifier la capacité des infrastructures concernées à résister aux cyberattaques et à maintenir leurs activités en cas de perturbation.
Une nouvelle architecture nationale de cybersécurité 💻
Le projet de loi prévoit également de renforcer l’organisation nationale chargée de prévenir et de gérer les cybermenaces. Dans ce cadre, le Sénégal entend s’appuyer sur une Autorité nationale de cybersécurité, ainsi que des Services des Opérations de Cybersécurité. Cette architecture doit permettre de renforcer la surveillance des systèmes, la détection des menaces et la capacité de réaction face aux incidents.
En parallèle, certaines obligations seraient introduites concernant la notification des incidents de sécurité et le signalement des vulnérabilités. Le texte prévoit également l’hébergement local des données du secteur public ainsi qu’un encadrement de l’externalisation des services numériques. L’objectif est donc de mieux contrôler les différents maillons de la chaîne numérique et de renforcer la capacité du pays à réagir rapidement lorsqu’une menace est détectée.
La cybersécurité comme levier économique 🚀
Au-delà de la protection des infrastructures, le projet de loi porte également une dimension économique. En effet, le renforcement des exigences en matière de conformité et de cybersécurité pourrait contribuer à structurer davantage le marché national.
Le texte ambitionne ainsi de favoriser le développement des entreprises et startups sénégalaises spécialisées dans la cybersécurité. Il prévoit également de soutenir l’émergence de prestataires agréés, de créer des emplois qualifiés et de contribuer à l’apparition de champions nationaux dans ce secteur stratégique.
Cette orientation doit, par conséquent, permettre au Sénégal de développer progressivement des compétences et des solutions locales pour répondre à ses propres besoins de sécurité numérique.
Davantage de protection pour les citoyens 🔐
Pour les citoyens, les ambitions affichées concernent notamment la protection des données personnelles et la continuité des services essentiels. Le projet entend également renforcer la sécurité des objets connectés et, plus largement, la confiance dans les usages numériques. L’enjeu est de permettre aux populations de bénéficier des services numériques tout en réduisant les risques liés aux cyberattaques et aux vulnérabilités informatiques.
Pour l’État, cette démarche doit parallèlement renforcer la souveraineté et la résilience numériques. La protection des infrastructures stratégiques, l’hébergement des données publiques sur le territoire national et le développement des capacités de détection et de réponse aux cybermenaces figurent ainsi parmi les principales orientations du texte.
Pensez-vous que le Sénégal est suffisamment préparé pour faire face aux cyberattaques qui pourraient viser ses infrastructures critiques ? Dites-nous en commentaires.
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