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Climatetech africaine : un boom à 1,5 milliard $, mais un club fermé 🌍

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Les technologies climatiques s’imposent comme l’un des moteurs les plus dynamiques du capital-risque africain. Derrière les chiffres spectaculaires se cache pourtant un marché encore très concentré, où les financements profitent surtout à quelques entreprises, secteurs et territoires.

Une croissance portée par la technologie⚡

D’après le rapport The State of ClimateTech in Africa 2.0, publié par Briter Bridges avec Catalyst Fund, FSD Africa et BFA Global, les financements accordés aux climatetech africaines sont passés de 206 millions de dollars en 2016 à plus de 1,5 milliard en 2025. Sur dix ans, 779 entreprises technologiques ont attiré environ 6,35 milliards de dollars. La climatetech représentait en 2025 près de 40 % des financements de capital-risque divulgués sur le continent, contre 13 % en 2016, dépassant désormais la fintech. Le continent ne capte cependant que 3 à 4 % des financements climatetech mondiaux.

L’énergie domine, mais l’innovation se diversifie🔋

L’énergie concentre environ 65 % des financements entre 2019 et 2025. Sun King, d.light, CrossBoundary Energy, Spiro ou M-KOPA illustrent cette capacité à déployer des technologies à grande échelle, notamment dans le solaire, l’électrification et la mobilité électrique. Le nombre de transactions raconte toutefois une autre histoire technologique : l’agriculture, les systèmes alimentaires et l’économie circulaire représentent ensemble 46 % des opérations, tandis que des innovations liées à l’eau, aux matériaux de construction ou aux solutions carbone peinent encore à accéder aux gros tickets.

Un marché concentré, un financement à repenser 💰

Les 20 entreprises les mieux financées ont capté 60 % des capitaux levés depuis 2016, et trois pays, Kenya, Nigeria et Afrique du Sud, concentrent 76 % des montants. L’amorçage technologique reste le maillon faible : entre 2019 et 2025, les tours inférieurs à 500 000 dollars sont restés sous la barre des 0,5 % du financement total. La dette et les instruments hybrides gagnent du terrain, pesant en 2025 près de la moitié de la valeur des financements. L’enjeu n’est plus de mobiliser toujours plus de capitaux, mais de financer la bonne technologie, au bon stade, avec le bon instrument.

D’après vous, faut-il prioriser le financement des jeunes pousses climatetech africaines, ou consolider la croissance des champions déjà établis ? Dites-le-nous en commentaire.


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