Washington bannit les robots étrangers : la Chine visée sans le dire 🇺🇸🤖
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Le 28 juillet 2026, la Commission fédérale des communications (FCC) a annoncé l’interdiction de nouveaux « appareils robotiques avancés » fabriqués à l’étranger sur le marché américain. Cette décision concerne notamment les robots humanoïdes, les aspirateurs robots, les tondeuses autonomes et d’autres équipements connectés. Selon les autorités américaines, ces appareils pourraient présenter un risque pour la sécurité nationale en raison de leurs capacités de collecte de données, de connexion à Internet et de contrôle à distance.
Des risques de cybersécurité mis en avant 🔐
Pour justifier cette mesure, la FCC estime que certains robots connectés pourraient être exploités par des puissances étrangères à des fins de surveillance, d’espionnage, de vol de données ou encore de cyberattaques. Un groupe de travail interministériel réuni par la Maison-Blanche considérerait par ailleurs que ces équipements pourraient créer des vulnérabilités dans la chaîne d’approvisionnement américaine, et que les données qu’ils collectent pourraient être utilisées dans le cadre d’opérations malveillantes. Ces risques sont, selon Washington, susceptibles de menacer des infrastructures jugées critiques pour le pays.
Les fabricants chinois particulièrement visés 🇨🇳
Sans les nommer explicitement dans cette nouvelle mesure, les autorités américaines ciblent principalement les fabricants chinois. La Chine est aujourd’hui le premier fournisseur mondial de nombreux robots destinés au marché américain, notamment dans les secteurs industriel et logistique. L’interdiction ne s’applique cependant pas aux appareils déjà commercialisés ou homologués aux États-Unis : elle concerne uniquement les nouveaux produits qui souhaitent accéder au marché américain.
La réglementation vise aussi bien les robots entièrement fabriqués à l’étranger que ceux assemblés aux États-Unis lorsque plus de 35 % de leurs composants proviennent de l’étranger. Le Pentagone et le Département de la Sécurité intérieure (DHS) pourront néanmoins accorder des dérogations, à condition que les entreprises démontrent que leurs produits ne présentent pas de risque inacceptable pour la sécurité nationale.
Les aspirateurs robots également concernés 🤖
La mesure ne concerne pas uniquement les robots humanoïdes. La FCC a précisé que les aspirateurs robots entrent également dans son champ d’application. Plus largement, elle vise tous les appareils mobiles de plus de deux kilogrammes, station de recharge comprise, capables d’analyser leur environnement et disposant d’une connectivité sans fil.
Sont ainsi concernés les aspirateurs robots, les tondeuses autonomes, les robots de livraison et d’autres équipements similaires. Là encore, seuls les futurs modèles sont visés : les appareils déjà présents sur le marché américain ou déjà utilisés par les consommateurs ne sont pas concernés.
Des conséquences pour plusieurs marques du secteur 🏭
Cette décision pourrait affecter de nombreux fabricants, le marché mondial des aspirateurs robots étant largement dominé par des entreprises chinoises. Parmi les marques concernées figurent notamment Roborock, Ecovacs, Dreame, Xiaomi ou encore Narwal. Même iRobot, connue pour ses robots Roomba, pourrait être touchée : l’entreprise américaine a en effet été rachetée par Picea Robotics, un sous-traitant chinois qui assure la fabrication des appareils dans ses usines de Shenzhen.
Parallèlement aux robots, la FCC a également étendu son interdiction aux onduleurs fabriqués à l’étranger. Ces équipements, utilisés pour convertir le courant continu produit par les panneaux solaires ou les batteries en courant alternatif, sont considérés comme des composants sensibles des infrastructures énergétiques. L’administration américaine craint qu’ils puissent être utilisés pour perturber l’approvisionnement électrique en cas de crise géopolitique. Cette décision s’inscrit dans la continuité des restrictions déjà imposées à plusieurs entreprises chinoises, notamment Huawei et ZTE, pour des motifs liés à la sécurité nationale.
Une faille de sécurité relance les inquiétudes 🛡️
Les autorités américaines évoquent également un incident survenu plus tôt dans l’année pour justifier leur décision. En février 2026, l’ingénieur français Sammy Azdoufal aurait découvert, presque par hasard, une vulnérabilité affectant des aspirateurs robots de DJI : en bricolant une manette PS5 pour piloter son propre appareil, il se serait retrouvé avec un accès aux identifiants de près de 7 000 autres appareils dans le monde. Il aurait aussitôt signalé la faille à DJI, qui l’aurait corrigée et récompensé son geste.
Pour Washington, cet épisode illustre les risques que peuvent représenter des équipements connectés, même lorsqu’ils sont destinés à un usage domestique.
Cette interdiction s’ajoute à une série de mesures américaines visant les technologies chinoises ces dernières années — drones, télécoms, caméras — et confirme une tendance de fond : Washington cherche moins à répondre à des incidents isolés qu’à réduire structurellement sa dépendance technologique à la Chine, robot après robot.
Pensez-vous que les robots connectés représentent un risque pour la sécurité nationale ? Dites-nous pourquoi en commentaires ☺️
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