L’Afrique du Sud lance Scam Signal pour contrer la fraude aux virements 🇿🇦 💸
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Face à des pertes liées à la fraude estimées à près de 3 milliards de rands en 2025, l’Afrique du Sud déploie Scam Signal. Il s’agit d’une solution technologique destinée à lutter contre la fraude aux virements autorisés (APP fraud). Fruit d’une collaboration entre banques, opérateurs mobiles et acteurs technologiques, l’outil vise à détecter en temps réel les transactions suspectes et à protéger des millions de clients bancaires.
Une réponse coordonnée à la fraude aux paiements autorisés 💳
La fraude dite « Authorised Push Payment » (APP) repose sur des techniques d’ingénierie sociale sophistiquées. Les fraudeurs se font passer pour des institutions de confiance ou créent un sentiment d’urgence afin de pousser les victimes à effectuer elles-mêmes un virement vers un compte contrôlé par les escrocs. Contrairement aux transactions non autorisées, ces paiements sont validés volontairement par les clients, ce qui complique leur annulation et la récupération des fonds.
Dans ce contexte, l’Afrique du Sud devient le deuxième pays, après le Royaume-Uni, à déployer Scam Signal. La solution résulte d’un partenariat entre plusieurs grandes banques sud-africaines, la plateforme MTN Chenosis, l’éditeur international de logiciels d’analytique FICO, Jersey Telecom (JT) et la GSMA. Le South African Banking Risk Information Centre (SABRIC) a également joué un rôle clé dans la coordination entre banques et opérateurs mobiles.
Analyser les risques en temps réel ⏱️
Scam Signal repose sur des interfaces de programmation (API) reliant les systèmes bancaires aux réseaux mobiles. Cette architecture permet aux banques d’exploiter, en temps réel, des données issues des réseaux télécoms ainsi que des détails liés au paiement lors d’une transaction.
L’objectif est d’identifier des indicateurs prédictifs de fraude. Les établissements financiers peuvent ainsi évaluer plus finement le niveau de risque d’un virement et décider de le bloquer ou de l’autoriser. Cette approche vise à protéger à la fois les consommateurs et les institutions financières contre des pertes parfois considérables.
La solution est également intégrée à la plateforme FICO via son module Omni Channel Engagement. Les banques peuvent ainsi envoyer des messages personnalisés et contextualisés aux clients lors de transactions jugées à risque. L’idée est de « briser le sort » des fraudeurs en incitant la victime potentielle à reconsidérer l’opération avant sa validation.
Une approche collaborative et standardisée 🤝
Pour MTN Chenosis, la plateforme technologique du groupe MTN, Scam Signal s’inscrit dans une stratégie API-first. Les banques peuvent intégrer ces mécanismes de protection dans leurs parcours numériques sans déployer de nouvelles infrastructures complexes ni multiplier les connexions vers différents fournisseurs.
La solution complète un portefeuille d’API déjà proposé par les opérateurs mobiles sud-africains, incluant la vérification d’identité en temps réel, la détection de changement de carte SIM (SIM swap) et le scoring du risque de fraude.
L’expérience britannique sert également de référence. Selon les retours du marché au Royaume-Uni, certaines stratégies ont permis d’améliorer les taux de détection jusqu’à 40 %, avec un ratio de faux positifs maîtrisé pour certains cas d’usage. Ces résultats ont encouragé l’adaptation du modèle au contexte sud-africain.
Vers un déploiement international 🌍
Au-delà de la technologie, les promoteurs du projet insistent sur la collaboration intersectorielle. La coordination entre banques, opérateurs mobiles, fournisseurs technologiques et organismes sectoriels est présentée comme essentielle pour faire face à des menaces en constante évolution.
Fort du lancement réussi au Royaume-Uni et en Afrique du Sud, le déploiement de Scam Signal est déjà envisagé dans d’autres marchés. L’ambition est de créer un modèle global de coopération capable d’anticiper les risques émergents et de renforcer la résilience des écosystèmes financiers face à la criminalité numérique.
Dans un environnement où la digitalisation des services bancaires s’accélère, la capacité à intégrer des mécanismes de protection intelligents et interconnectés devient un enjeu stratégique majeur pour la stabilité financière et la confiance des utilisateurs.
👉🏾 Pensez-vous que ce type de solution technologique peut réellement freiner la fraude bancaire en Afrique ou les escrocs auront-ils toujours une longueur d’avance ?
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